Comment faire en cas de rachat de crédit refusé ?

Le rachat de crédit est un moyen convenable pour permettre à un emprunteur en difficulté de rembourser ses prêts sans incidence. En effet, le rachat de prêt permet de diminuer la somme à payer par mois de trois manières : obtenir un prêt moins cher auprès d’une banque qui va rembourser le capital restant dû, rallonger la durée du prêt, regrouper toutes les dettes issues de divers emprunts en une seule. Les banques ne sont pas obligées d’accepter une demande de rachat. Voici comment l’emprunteur doit agir en cas de refus de rachat de crédit.

Demander un délai de grâce à un tribunal d’instance

Avec la bonne fois, c’est-à-dire sans fausse déclaration ni d’intention de profiter d’un prêt pour vivre au dessus de ses moyens, et les preuves pertinentes de la difficulté à payer, le débiteur peut demander l’aide d’un juge. Ce dernier se charge alors d’ordonner à la banque de suspendre momentanément le paiement des mensualités pendant 3 à 12 mois et différer l’échéance du prêt. Ce délai permet de repousser l’échéance mais il faut profiter de ce laps de temps pour trouver un moyen plus pérenne d’assumer son prêt avec un rachat de prêt à un taux plus avantageux ou sur une durée plus longue.

Saisir une commission de surendettement

Avant de procéder à cette méthode radicale, le débiteur en situation difficile, comme la perte d’emploi, peut essayer plusieurs recours. Il peut demander à l’assureur de prêt de rembourser le capital restant dû en vertu du contrat d’assurance. Il peut aussi demander l’aide des organismes tels que l’Adil. Dans le cas où aucune issue favorable n’est trouvée, le débiteur envoie une lettre à la Banque de France de son lieu de résidence pour demander la saisine d’une commission de surendettement. Le débiteur sera alors fiché au FICP. Si sa demande est acceptée, c’est la commission de surendettement qui se charge de trouver un arrangement favorable avec les créanciers.